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L’USSD, une technologie incontournable pour l’inclusion numérique

Volonté des géants de la technologie d’offrir Internet à tout le monde 

Dans le meilleur des mondes, on aurait souhaité un accès universel à internet permettant à chacun d’être connecté et de contribuer à l’économie numérique et ce au niveau mondial. 

Ce rêve n’est pas nouveau contrairement à ce que l’on peut croire. Les deux géants du numérique tels que Facebook et Google ont justement posé des actions pour étendre la couverture mondiale d’internet en lançant respectivement Facebook’s WiFi et Google Fiber. L’objectif était de permettre à ce que les exclus du web puissent au moins avoir accès à internet.

Même si ces initiatives sont à encourager, l’accès à internet est cependant loin d’être le seul enjeu majeur de la numérisation. Les entreprises devraient plutôt rechercher des outils qui peuvent les permettre de contribuer à vulgariser l’accès au numérique. Alors elles pourront mieux interagir avec les populations non connectées et faire de la vision de l’inclusion numérique une réalité. 

Focus sur l’accessibilité de l’internet en Afrique 

Prenons le cas de l’Afrique par exemple. C’est une région où il y a une grande demande de services digitaux bien que les infrastructures n’y soient pas assez développées pour être déployées à grande échelle. 

En fait, cette demande croissante des services numériques fait de l’Afrique l’eldorado de l’innovation dans le secteur de la téléphonie mobile. Cela résulte des systèmes de facturations et des services d’argent mobile développés par les opérateurs mobiles et fréquemment utilisés par les populations. 

À première vue, on aurait dit qu’il s’agit d’une économie axée sur la téléphonie mobile en occurrence les smartphones. Or d’ici 2020, selon la GSMA, 60 % de la population africaine ne sera toujours pas connectée à internet. 

Élan vers l’inclusion numérique en Afrique 

La première étape vers l’inclusion numérique dans une région comme l’Afrique est clairement celle de la connectivité. Les données mobiles sont quasi-insuffisantes et l’économie du haut débit terrestre dont profite le monde occidental est pratiquement inexistante pour la majorité des Africains. 

De ce fait, le manque d’infrastructures numériques pour conduire la digitalisation des services pose un certain nombre de défis aux parties prenantes. 

L’un des avantages des services numériques est qu’ils sont plus rentables par rapport à des services physiques similaires. La lecture d’un film en streaming, par exemple, est souvent beaucoup moins chère que l’achat en magasin, car il n’y a pas de coûts de matériel physique. Les frais indirects restent moindres pour le commerçant et il n’a aussi pas de chaîne d’approvisionnement. 

Il en va de même pour presque toutes les transactions numériques, qu’il s’agisse du paiement de factures de services publics, de contenus ou de transferts d’argent entre comptes bancaires. Cependant, vu que les transactions sont souvent moins coûteuses, elles doivent être effectuées à une échelle beaucoup plus grande pour pouvoir faire du chiffre. 

Or, malgré la réalisation d’énormes investissements en vue d’accroître la couverture d’internet via les smartphones et la connexion Wi-Fi, l’accessibilité véritable à internet ne se fera pas en peu de temps. 

Et dans l’attente de la mise en place de ces infrastructures, il existe un certain nombre de technologies qui peuvent être utilisées pour interagir avec les consommateurs et fournir des services digitaux sans dépendre des données mobiles. 

USSD, la technologie la plus adaptée pour accélérer la digitalisation des services en Afrique 

Face à ce faible taux de pénétration de l’internet, bien des acteurs ont décidé d’explorer les données de services supplémentaires non structurées (USSD). En gros, l’USSD est un protocole, intégré à tous les appareils GSM, qui permet aux opérateurs mobiles de communiquer directement avec les réseaux. 

Pour faire plus simple, l’USSD nous fait profiter des services digitaux sans connexion internet. Cette technologie ne nécessite pas de bandes passantes pour diffuser des vidéos en continu, télécharger des images ou des documents de travail. Mais elle permet d’envoyer et de recevoir en toute sécurité de courts paquets de données vers un appareil sans avoir besoin d’une connexion 3G ou 4G. 

Importance des contenus et services locaux 

Après un constat frappant portant sur l’implémentation des technologies USSD en Afrique, on retient que l’USSD est utilisé pour répondre à des besoins simples en matière de contenu et de services de données. 

Pour promouvoir l’utilisation de cette technologie, nous devons nous tourner vers des systèmes qui fournissent des contenus locaux, provenant des communautés elles-mêmes, tout en offrant des services aux masses d’une manière simple et rentable. 

Sur le marché africain, les contenus locaux occupent une place très importante vu que les consommateurs ne s’intéressent ni aux contenus provenant d’une autre région du globe ni aux services traduits. 

De ce fait, il est très crucial d’avoir une meilleure compréhension du marché en vue de développer des modèles commerciaux plus intéressants et adaptés aux besoins de ces consommateurs. 

Car il n’est pas aussi facile de développer une technologie et vouloir la faire passer par un canal pour lequel elle n’a pas été conçue. Par exemple, vouloir faire passer un contenu conçu pour le Wi-Fi via une connexion 4G rapide ne serait pas du tout évident.  

L’USSD, moteur de l’inclusion numérique 

Outre la nécessité d’un certain niveau de connexion, le téléphone mobile peut avoir un impact considérable sur les pays développés et émergents où la donnée internet n’est pas facilement accessible aux utilisateurs. 

La technologie USSD est dès lors capable de combler efficacement le fossé de l’inclusion des données au niveau mondial en transférant de petits paquets de données via le mobile. L’accès à l’information sera du coup un catalyseur pour l’entrepreneuriat et le développement de nouvelles opportunités de croissance économique.  

Si l’USSD est véritablement exploité, il pourra jouer un rôle capital dans la réduction de la fracture numérique en Afrique. 

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